NON à l’initiative populaire fédérale «Pour une politique énergétique et climatique équitable : investir pour la prospérité, l’emploi et l’environnement (initiative pour un fonds climat)»
Coûteuse, risquée et non durable
L’initiative pour un fonds climat exige jusqu’à 10 milliards de francs par an pour des mesures supplémentaires de protection du climat, en dehors du budget ordinaire et sans frein à l’endettement. Cela entraînerait une nouvelle dette massive : en dix ans, un endettement d’environ 100 milliards, plus des milliards d’intérêts. Plus tard, ces dettes devraient être financées par des hausses d’impôts. Cela pèse sur tout le monde et reporte les problèmes sur les générations futures. Ce n’est pas durable.
L’argent seul ne résout pas les problèmes climatiques
La Suisse suit déjà une voie efficace : objectif zéro net, loi sur le CO₂, loi sur l’énergie et plus de 14 milliards par an pour la décarbonisation. Les émissions ont baissé de 26 % depuis 1990 malgré la croissance économique. Un fonds favoriserait la bureaucratie et l’inefficacité, comme le montrent des exemples dans l’UE où des milliards se perdent. Au lieu de projets rigides et coûteux, il faut continuer le mix éprouvé d’instruments incitatifs, de programmes ciblés et de règles claires.
Innovation plutôt que politique d’endettement
Les entreprises suisses réduisent leurs émissions grâce à l’ouverture technologique et à la coopération internationale – l’industrie a presque atteint ses objectifs. Les études montrent qu’avec des conditions-cadres adéquates, 90 % des investissements peuvent être financés par le secteur privé. La protection du climat nécessite des procédures simples et un impact international, pas une politique nationale d’endettement. La Suisse peut avoir un effet climatique global grâce à l’innovation et à l’exportation de technologies propres, bien plus qu’avec un fonds inefficace.