NON à l’initiative populaire fédérale «200 francs, ça suffit» [initiative SSR]
Affaiblissement dangereux de la diversité de l’information
L’initiative veut réduire de moitié le budget de la SSR. Les conséquences seraient graves : suppression de programmes, réduction massive de la couverture régionale et mise en péril de la diversité de l’information dans toutes les régions linguistiques. À une époque marquée par les tensions mondiales et les fake news, la Suisse a besoin d’un journalisme indépendant et solide. La SSR est un garant d’informations fiables, y compris là où les médias privés ne sont plus présents.
L’économie a besoin de stabilité et de médias fiables
Les entreprises dépendent d’une opinion publique bien informée et de processus démocratiques qui fonctionnent. La SSR propose des contenus qui ne sont pas finançables sur le marché libre : émissions de fond, documentaires, informations régionales. Elle renforce l’identité du pays et assure la transparence. Un oui à l’initiative aggraverait la crise des médias et augmenterait la dépendance vis-à-vis des géants technologiques étrangers comme Google et Facebook, qui détournent déjà 2,5 milliards de francs de recettes publicitaires chaque année hors de Suisse.
Une contribution équitable pour une grande prestation
L’UCI soutient en principe l’idée d’alléger les charges des entreprises. Mais la SSR applique déjà un programme d’économies drastique : le Conseil fédéral, par ordonnance, a imposé une réduction de la redevance, ce qui entraîne des économies d’environ 270 millions de francs d’ici 2029, soit près de 17 % du cadre financier actuel. De plus, d’ici 2027, environ 80 % des entreprises seront exemptées de la redevance grâce à la hausse du seuil de chiffre d’affaires à 1,2 million de francs. Une réduction supplémentaire de moitié aurait des conséquences majeures sur l’offre éditoriale. Un service public fort profite aussi à l’économie bernoise.